Communiqué du 4 septembre 2017

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Le désastre industriel et financier du réacteur EPR doit cesser :

 manifestation à St Lô le 30 septembre 2017

L’Autorité de Sûreté Nucléaire a rendu le 28 juin un premier avis provisoire pour la cuve de l’EPR de Flamanville : elle reconnaît que la cuve n’est pas conforme mais pourrait néanmoins être utilisée si le citoyen accepte le risque de rupture de la cuve et donc de catastrophe nucléaire. Cet avis a été rendu sous une très forte pression des milieux financiers et économiques *.

Pour ne pas porter seule la responsabilité de cet avis qui sacrifie la sûreté sur l’autel financier , l’ASN a incité à collaborer à travers une consultation publique par Internet durant l’été. Le gouvernement prendra sa décision concernant la cuve , à l’issue de la publication de l’avis définitif donné par l’ASN, en octobre.

Aussi le Collectif anti-nucléaire Ouest appelle à

  • refuser l’acceptation de la cuve en signant la pétition initiée par le Réseau Sortir du nucléaire. Elle a recueilli plus de 37 000 signatures à ce jour.

  • constituer localement des comités Stop EPR afin de s’approprier et diffuser l’information sur le plus gros désastre financier et industriel .

  • participer à la manifestation STOP EPR le samedi 30 septembre dans la ville de St Lô, préfecture de la Manche. Elle démarrera à 14h30 place de la mairie.

Le Collectif anti-nucléaire Ouest soutient les 8 associations (CRIIRAD, CRILAN, France Nature Environnement, Greenpeace, Observatoire du nucléaire, Notre Affaire à Tous, Réseau Sortir du Nucléaire, Stop EPR ni à Penly ni ailleurs) qui ont engagé depuis 2016 trois recours dont deux devant le Conseil d’Etat ainsi que trois plaintes devant le TGI de Châlons, le parquet national financier, et la Commission Européenne en raison du non-respect de la démocratie, des falsifications, des comptes mensongers et pratiques frauduleuses.

Nos gouvernants tentent par un coup de poker de sauvegarder « la grandeur de la France nucléaire » et d’assurer à l’EPR un débouché sur la scène du commerce international. La fermeture de la vieille centrale de Fessenheim est maintenant conditionnée à la mise en service de l’EPR. Tout cela bien sûr, à n’importe quel prix : celui d’y sacrifier notre sécurité, notre santé, notre porte-monnaie, notre avenir.

Aussi mobilisons-nous pour l’abandon de ce chantier désastreux.

*Quelques éléments de ce grave désastre industriel et financier :

– La cuve du réacteur nucléaire EPR de Flamanville, était défectueuse avant même que le décret d’autorisation ne soit publié en 2007. Elle risque de se fissurer au premier choc thermique et d’entraîner une catastrophe.

– AREVA, EDF, l’Autorité de Sûreté Nucléaire ont attendu avril 2015 pour révéler la non-conformité de la cuve, après qu’elle eut été installée dans le bâtiment-réacteur, d’où elle ne peut être ressortie.

– le coût de ce chantier de l’EPR de Flamanville a déjà triplé pour dépasser les 10 milliards d’euros. Au lieu de mettre fin au désastre, le gouvernement de Mr Cazeneuve l’a prolongé de 3 ans en mars 2017.

– le surcoût du chantier de l’EPR finlandais sera assumé par la France. Bien qu’ayant démarré en 2005, il n’est toujours pas en service 12 ans après

– les cuves des 2 EPR chinois sont défectueuses comme celles de Flamanville. Quel dédommagement va demander la Chine ?

  • malgré la démission de son directeur financier et de certains de ses administrateurs, EDF s’est vendu en juillet 2016 à elle-même à travers sa filiale British Energy la construction de 2 EPR à Hinkley Point avec participation du constructeur chinois CGN. Ce chantier est conditionné à la mise en service de l’EPR de Flamanville .

  • L’avis de la commission européenne pour autoriser le rachat par EDF de la branche réacteurs AREVA à hauteur de 5 milliards d’euros est lié à l’acceptation de la cuve. En fait, cette branche a une valeur nulle si le carnet de commandes est vide. Ce qui est en fait le cas. Il est gonflé artificiellement par le contrat avec sa filiale anglaise.

L’endettement d’EDF est colossal (officiellement 37 milliards avoués)** et la faillite d’ores et déjà programmée si un coup d’arrêt n’est pas mis au plus vite à cette fuite en avant.)

**http://www.can-ouest.org/communique-de-presse-du-30-juillet-2016-malgre-le-brexit-deux-epr-a-hinkley-point-il-est-encore-temps-darreter-les-risques-et-les-frais/

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Vidéo de la Conférence de presse du 4 septembre 2017

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